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  1. OUACEL
    Sep 17, 2011 @ 14:27:31

    MECHERIA MA MUSE. Par Hamid OUACEL
    Qu’il pleuve, vente ou neige, aucun quolibet n’est de mise. Il n’est permis à aucune galéjade de s´en railler. A la fois poussiéreuse mais splendide, la main qui ose l’égratigner aura à affronter moult colères. Mecheria belle et coquette, ne jure fidélité qu’à ses authentiques courtisans. Nul et non avenue, toute tentative de la détourner de son chemin de son lit. Son destin va à chaque enfant, à chaque femme et à chaque homme dignes et loyaux. Que l’on soit Hmiyani ou Zouaoui. Que l´on soit blanc de peau ou Mate à la tignasse frisée, Mecheria est d’une beauté à faire muser.
    Elle brille de mille feux dans les coeurs de ceux qui lui vouent éternels amour et reconnaissance. Nos états d’âme, de bonne foi, puissent-ils se targuer, ne pourraient la déflorer sans se faire violence. Mecheria envoûtante. Mecheria futée. Elle se laisse séduire mais ne se laisse pas abuser. Elle enjôle mais ne se donne pas. Chaste, elle se veut la gardienne des traditions. Mais de toutes les traditions sinon rien. Protectrice des âmes en peine, oppressive et accablante des peines sans âme. Mecheria requiert beaucoup de patience et réfute les jugements de valeur. Mecheria est impassible, incorruptible et impavide. Apprenons d’abord à la connaître, puis donnons lui, le temps de nous reconnaître.
    Mecheria, Je lui dois tous ces moments que j´ai passés avec mon père, je lui dois mon enfance et mes 20 ans, je lui dois les années de braises, je lui dois mes premiers amours d´adolescent. Je lui dois, mes nuits blanches, mes “incertitudes”, mes “pourquoi”, mes ” colères” et “mes coup de gueule“… mais Inchaa Allah, demain il fera beau…
    Des années durant, la patience endurée, me renvoie à chaque fois vers Mecheria qu’il me tarde de revoir. La ville qui m’a vu naître, les dattes “Hmira“ et “Elben et Leklila“ qui m’ont nourri, la famille qui m’a fait, les amis qui m’ont défait de l’ennui et du mauvais chemin.
    Sans jamais se plaindre, Mecheria prend tout sur elle. En protectrice baroudeuse et maternelle, elle veille sur nos joies, nos peines, nos envies, nos besoins, nos fous et nos sages. Mais, Mecheria est fragile. C’est pourquoi, Mecheria est trop précieuse pour la confier à des mains maladroites, incrédules et vicieuses. Oser la dévergonder, n’est-ce une seule fois et elle infligera incriminations et châtiments. Il faut dire que certains comme partout ailleurs, sont poussés derrière un projet qui court au plus pressé, comme les fourmis rouges. Ils y’en a qui, insensés, courent dans tous les sens, ceux-ci accourent à leurs gloire, ceux qui courent à leurs perte… C’est en courant qu’on risque de rater la marche. Il faut donc marcher tout court! Et dans le bon sens.
    Il est vrai que je suis né à Mecheria, aussi vrai que je suis Amazigh, je ne présenterai pas mon identité par la différence à l’autre mais par son identité même. Car, qui a peur de perdre son identité l’a déjà perdue. Lorsque l’écrivain amazigh écrit dans une langue étrangère, il reste profondément amazigh et ne perd pas son identité, il enrichit la culture universelle par son expérience et sa vision du monde, sa participation au débat, à la vérité. Car la culture ne se décrète pas. On ne crée pas une culture à tambour battant, à coups de programmes hebdomadaire télévisuelle, on ne peut l´enfermer dans une “maison de la culture“, ni dans les parenthèses fermées d´une “semaine culturelle“ où l´on se sert en produits succédanés. Non, la culture vit de liberté, elle est l’expression la plus distinguée et la plus authentique de la vie d’un peuple. Elle est son essence comme l’air, le pain et l’eau.
    Conscient du déclin et la mise en berne des cultures populaires, je m´engagerai avec vous de saisir les brandons des derniers feux, faisant quitter la steppe et la sebkha pour faire traverser les ardents et aller à la rencontre du monde, réveiller les jeunes “du sommeil du juste“ pour aller découvrir que les peuples d’un même Atlas n’ont pas besoin de traducteurs pour bâtir ensemble un avenir meilleur.

    Je ne tomberai pas dans les travers de l’analyse fossilisante de l´inertie des choses, j´essaye tout simplement de remplir une fonction de témoin. Témoin d´une époque et d´une génération conquérante et candide. Le témoignage porte souvent la marque tragique de la ténacité de l’homme de durer en transmettant après lui la trace de sa vie. Je déclare alors que cette ville est la mienne, elle est aussi la vôtre. Je contribuerai à l’enrichir, à la diversifier. A ce titre, je tiens (comme vous devriez le faire avec moi) non seulement à la maintenir belle et farouche, mais participer à son développement dans sa dimension la plus large.

    Hamid OUACEL

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  2. OUACEL
    Sep 20, 2011 @ 20:53:10

    MECHERIA MA MUSE. Par Hamid OUACEL
    Qu’il pleuve, vente ou neige, aucun quolibet n’est de mise. Il n’est permis à aucune galéjade de s´en railler. A la fois poussiéreuse mais splendide, la main qui ose l’égratigner aura à affronter moult colères. Mecheria belle et coquette, ne jure fidélité qu’à ses authentiques courtisans. Nulle et non avenue, toute tentative de la détourner de son lit, de son chemin. Son destin va à chaque enfant, à chaque femme et à chaque homme, dignes et loyaux. Que l’on soit Hmiyani ou Zouaoui, que l´on soit blanc de peau ou Mate à la tignasse frisée, Mecheria est d’une beauté à faire muser.
    Mecheria brille de mille feux dans les coeurs de ceux qui lui vouent éternels amour et reconnaissance. Nos états d’âme, de bonne foi, puissent-ils se targuer, ne pourraient la déflorer sans se faire violence. Mecheria envoûtante. Mecheria futée. Elle se laisse séduire mais ne se laisse pas abuser. Elle enjôle mais ne se donne pas. Chaste, elle se veut la gardienne des traditions. Mais de toutes les traditions sinon rien.
    Protectrice des âmes en peine, oppressive et accablante des peines sans âme. Mecheria requiert beaucoup de patience et réfute les jugements de valeur. Mecheria est impassible, incorruptible et impavide. Apprenons d’abord à la connaître, puis donnons lui, le temps de nous reconnaître.
    Mecheria, Je te dois tous les moments passés avec mon père, je te dois mon enfance et mes 20 ans, je te dois les années de braises, je te dois mon premier amour d´adolescent. Je te dois, mes nuits blanches, mes “incertitudes”, mes “pourquoi”, mes ” colères” et “mes coup de gueule“… mais demain, Inchaa Allah, il fera beau à Mecheria
    Des années durant, la patience endurée, me renvoie à chaque fois vers Mecheria qu’il me tarde de revoir. La ville qui m’a vu naître, les dattes “Hmira“, “Elben et Leklila“ qui m’ont nourri, la famille qui m’a fait, les amis qui m’ont défait du mauvais chemin et de l’ennui.
    Sans jamais se plaindre, Mecheria prend tout sur elle. En protectrice baroudeuse et maternelle, elle veille sur nos joies, nos peines, nos envies, nos besoins, elle veille sur nos fous et nos sages. Mais, Mecheria est fragile. C’est pourquoi, elle demeure trop précieuse pour la confier à des mains maladroites, incrédules et vicieuses. Oser la dévergonder, n’est-ce une seule fois et elle infligera incriminations et châtiments.
    Il faut dire que certaines personnes comme partout ailleurs, sont poussées derrière un projet qui court au plus pressé, comme les fourmis rouges. Il y’en a qui, insensés, courent dans tous les sens. Ceux-ci accourent à leur gloire et ceux-la courent à leur perte… C’est en courant, qu’on risque de rater la marche. Il faut donc marcher tout court! Et dans le bon sens.

    Il est vrai que je suis né à Mecheria, aussi vrai que je suis Amazigh, je ne présenterai pas mon identité par la différence à l’autre mais par son identité même. Car, qui a peur de perdre son identité l’a déjà perdue. Lorsque l’écrivain amazigh écrit dans une langue étrangère, il reste profondément amazigh et ne perd pas son identité, il enrichit la culture universelle par son expérience et sa vision du monde, sa participation au débat, à la vérité. Car la culture ne se décrète pas. On ne crée pas une culture à tambour battant, à coups de programmes hebdomadaire télévisuelle, on ne peut l´enfermer dans une “maison de la culture“, ni même dans les parenthèses fermées d´une (semaine culturelle) où l´on se sert en produits succédanés. Non, la culture vit de liberté, elle est l’expression la plus distinguée et la plus authentique de la vie d’un peuple. Elle est son essence comme l’air, le pain et l’eau.
    Conscient du déclin et la mise en berne des cultures populaires, je m´engagerai avec vous In- Chaa ALLAH, à saisir les brandons des derniers feux, faisant quitter la steppe et la sebkha pour faire traverser les ardents et aller à la rencontre du monde, réveiller les jeunes “du sommeil du juste“ pour aller découvrir que les peuples d’un même Atlas n’ont pas besoin de traducteurs pour bâtir ensemble un avenir meilleur.

    Je ne tomberai pas dans les travers de l’analyse fossilisante de l´inertie des choses, j´essaye tout simplement de remplir une fonction de témoin. Témoin d´une époque et d´une génération conquérante et candide. Le témoignage porte souvent la marque tragique de la ténacité de l’homme de durer en transmettant après lui la trace de sa vie. Je déclare alors que cette ville Mecheria, est la mienne, elle est aussi la vôtre. Je contribuerai à l’enrichir, à la diversifier. A ce titre, je tiens (comme vous devriez le faire avec moi) non seulement à la maintenir belle et farouche, mais participer à son développement dans sa dimension la plus large.

    MEMOIRE ET SOUVENIRS. Par Hamid OUACEL
    J’ai certains présupposés de l´histoire qui me lient intimement et consubstantiellement à Mecheria. Je suis lié et vis-à-vis à portée de “gènes“, je suis pour ainsi dire en famille. C’est une chance et un privilège d’être accueilli dans une ville qui est pourtant mienne, d’y trouver sa place, sa juste place. J’écris une chance, mais je pense surtout une richesse.
    Il me vient à l’esprit des souvenirs familiers qui sont enfouis dans ma mémoire, mais dont les lieux, les parfums et les visages, s’éveillent de manière imperceptible comme si une atmosphère du “déjà vu“ s’échappait et se répandait tout autour, comme sortant d’un flacon de parfum à peine ouvert. Que c’est intense et mystérieux le pouvoir évocateur de la mémoire, C´est mon capital culturel, mon habitus…
    En fait, j´entrevois des images du passé… Je vois Monsieur Djemai Omar parlant de Mecheria, des Zouaoua et leurs odyssées mercantiles. Je vois Monsieur Timentit expliquant de la morale et des valeurs humanistes, je vois mon père évoquant sa jeunesse passée, il connaissait aussi bien les tribus qui forme l´unité de Mecheria ( les H´miyanes ), que les noms des montagnes et des collines oubliées de Kabylie.
    J´égrène ce site avec un certain intérêt ou plutôt avec un intérêt certain. Ce qui se dit sur Mecheria, son histoire glorieuse, sa formation économique et sociale depuis plus d’un siècle, la décrépitude de la jeunesse etc…Mais pour moi, Mecheria est avant tout, une grande famille à nulle autre pareille à mes yeux. Mecheria est un village. Je suis mon village, mon village est en moi. Cela ne s’explique pas. Mecheria fait partie de mon histoire d’hier, d’aujourd’hui et résolument de demain.
    Je remercie le destin, plutot ALLAH qui m´a fait naître dans mon village et qui a fait naître mes parents dans un autre village, en Kabylie, à AIT BOUMEHDI il m´a été ainsi offert tant de richesses. La richesse est au bout des mains tendues qui m’ont invité à m’asseoir et à partager. La richesse est dans les rencontres, dans les hommes et les femmes, dans leur poésie du quotidien. La richesse, c’est un don intérieur, une générosité nature. “Je n’ai rien, mais je vous donne tout”. Que de choses dans ce rien…
    J’entends souvent une voix, je crois que c’est la mienne, une voix émanant des sources, plus qu’une voix, des émotions, des rires de joie, de tristesse, des moments de vie simples mais intenses. Où est tu mon village? Que devient tu Mecheria ? Où est tu ? Ailleurs que dans ma mémoire, ailleurs que dans mon présent, ailleurs que dans mon imagination. La musique, une autre voix. Une voix jouée par des talents du cru, du terroir, des steppes, des talents qui sonnent la communion des tribus bédouines et citadines.
    J’apprécie cette manière de dire son attachement et sa fidélité à son village. J´apprécie cette manière d´interpeller « les bonnes volontés » des politiques et des intellectuels… nous qui mettons tant de pudeur et de réserves à livrer nos sentiments et nos colères.
    Le village de Mecheria est bien vivant dans ma mémoire. Je vous parle du grand village que j ai connu, celui qui a fêté mes 20 ans avec des gens si attachants pétris et pétulants de simplicité et de générosité.
    Enfin, un commentaire sur ce site. On peut y goûter la fraîcheur, l’humour, l’intelligence, l’éloquence, la poésie, l’humour, la diversité, l’amitié, la sincérité, la banalité, la convivialité, la solidarité.
    Spécial dédicace au maître d’oeuvre Monsieur MOUSSI, qui crée du lien durable, où l’on se retrouve, en famille, chez soi, que l’on soit près de New York, de Londres, de Paris ou d’Alger.
    Mille Mercis

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    • ZAOUI ABDLKHALAK
      Sep 30, 2012 @ 12:39:57

      SALAM OUACEL, très beau récit sur Mecheria et ton vécu.Je suis tombé sur ce site ,Je m’intéresse à MECHERIA ,j’aimerai visiter cette ville, je cherche un site qui pourrai m’aider a trouver les adresses des HÔTELS de MECHERIA, si cela t es possible pourrais tu m aider ,je t en remercie d avance.

      Répondre

  3. mennour
    Jan 14, 2012 @ 22:54:20

    salut mes freres , je voudrai juste savoir s’il y’en a une caisse d’assurance a mecheria ??
    C R M A

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  4. Chafik Nenouche
    Déc 28, 2012 @ 14:54:19

    hamid j aimerai rentrer en contact avec farid

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    • nasser
      Déc 23, 2015 @ 02:21:53

      Moi aussi je voudrais rentrer en contact avec farid ouacel. J’ai ete content de te’ rencontrer’ par hasard sur ce lien . Moi c’est nasser, l’ami intime de farid et ton ami aussi, ça fait si longtemps, pres de 30 ans , cycle de crebs , cite ibn roch , abdelhak belia ,jamel hamlili, boudaoud khelouati . . . , ce fut le bon vieux temps

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      • MOUSSI
        Déc 23, 2015 @ 09:23:49

        Je suis l’administrateur du site. J’essayerai de vous trouver leur N° tel. Laissez moi vos coodonnées.

        Répondre

        • ouacel hamid
          Déc 23, 2015 @ 22:12:33

          Bonjour,Voici Le numéro de Farid : 07 86 67 14 40.Hamid : 06 17 64 40 04Bien à toi.

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